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LIFESTYLE

La polygamie, l’autre forme de violence conjugale

« Depuis l’arrivée de la dernière femme, je n’ai plus la paix. Mon mari m’a oubliée avec mes enfants. »

« Je suis avec mon mari depuis des années et nous avons des enfants. Récemment je viens d’apprendre que mon mari a un autre foyer et des enfants. »

« Grand marabout ! Fais que mon mari ne soit qu’à moi toute seule. »

« Aladji a décidé de faire le mariage civil avec la dernière femme. Cela ne se passerait sans conséquences. »

La polygamie, l’autre forme de violence conjugale

Que de témoignage et d’aveux. Sous nos yeux se déroule un drame. Un drame qui passe sous silence et ce dans bien des cas sous couvert de la tradition, de la famille. Si Bobel’s Blog en parle, c’est parce que les quelques cas qui font surface écœurent.

Ce drame, c’est la violence conjugale due à la polygamie.

Qu’entendons-nous par la polygamie, l’autre forme de violence conjugale ?

La polygamie

C’est un régime matrimonial ou un individu est lié au même moment à plusieurs conjoints. Pour une femme ayant plusieurs hommes, on parle de polyandrie. Elle est moins répandue. Pour un homme ayant plusieurs femmes, on parle de polygamie. Cette dernière est l’une des anciennes formes dans plusieurs continents et elle est en particulier ancrée dans la société africaine. Elle peut être cachée (connue de très peu de personnes et surtout de la femme issue d’une relation connue publiquement) ou publique.

La violence conjugale

C’est la violence exercée par un des conjoints sur l’autre. On parle de violence conjugale, lorsque l’un des conjoints contrôle et manipule l’autre engendrant du coup un déséquilibre de pouvoir dans le couple. La personne violente place souvent l’autre dans des situations d’infériorité, d’insécurité, d’impuissance et de dépendance qui limitent.

La violence conjugale est généralement portée sur la femme. Cependant des hommes sont aussi victimes.

La violence conjugale vue par la Loi

La polygamie est interdite et réprimée dans nombre de pays. A l’exception des pays où la polygamie est permise par la religion et/ou la Société.

La Guinée fait parler d’elle en ce moment pour son nouveau Code civil qui légalise la polygamie, mais à la condition que la première épouse donne son accord lors de la célébration du mariage à la mairie.

Toute violence conjugale est réprimée par la la loi. Mais dans bien des cas, elle est juste une loi de théorique dont l’application laisse a désirer. 

La polygamie et la violence conjugale vues par la société

Malgré la loi, elles connaissent toutes une autre appréciation et application directe dans la société avec des sorts différents et particulièrement dans la société africaine. Ainsi la polygamie se retrouve en enfant chéri et la violence conjugale en enfant pauvre de la famille.

En effet la polygamie se retrouve en règle avec des soutiens de taille tels que la tradition et la religion. La famille polygame était reconnue dans la société traditionnelle africaine comme utile pour la communauté qui la pratiquait. A travers elle, les familles pouvaient résoudre certains problèmes comme le manque de main-d’œuvre familiale pour les travaux champêtres, l’infertilité d’une femme, lutter contre l’infidélité, la paix et l’harmonie sociale. De nos jours, beaucoup de ces réalités ne tiennent plus mais néanmoins la polygamie perdure pour diverses raisons.

Certains hommes sont partisans de la polygamie sous prétexte qu’elle est autorisée par la religion mais ne respectent pas les conditions établies par l’Islam avant de s’engager dans la polygamie.

Par exemple , quelques conditions indispensables pour valider la polygamie.

  1. Avoir le consentement indispensable pour valider la polygamie.
  2. Disposer des moyens économiques et physiques pour entretenir plusieurs femmes.
  3. Traiter les femmes de le même manière.

Les gens doivent cesser de suivre en tout juste parce que soit la tradition ou soit la religions l’autorise. Il en va de notre être personnel et celui des autres. en effet, végéter dans l’ignorance de l’être, c’est demeurer dans l’ignorance, se borner à une idée et refuser d’admettre une autre pouvant nous faire évoluer. 

Les aspects de le violence conjugale dus à la polygamie

Les aspects de cette violence conjugale sont les mêmes que dans un couple monogame à l’exception d’un, à savoir :

L’aspect préférentiel
 
Il devient le premier ravivant la place à l’aspect psychologique. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. 

Aussi, l’homme finit par faire un classement quittant la balance d’équilibre. Faussant tout au passage et aggravant le « acheter avec bonus » car les problèmes accompagnent naturellement la polygamie.

L’aspect psychologique 

La violence se manifeste et accompagne toutes les autres. Elle est difficile et peut sembler banal. Mais à force de répétition et d’accumulation, la femme commence par douter, à croire qu’elle n’est bonne à rien et coupable. La femme perd considérablement le moral et l’estime de soi.

Très souvent, elle finit souvent par en perdre la raison.

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L’aspect verbal

Le ton monte, avec l’usage fréquent voire répétitif d’injures, de cris, des menaces, des comparaisons, des silences. Les communications des foyers s’entremêlent. La colère d’un foyer est généralement déversée dans l’autre.

L’aspect économique

Cet aspect consiste à priver la femme d’argent ou à l’empêcher de répondre à ces besoins, comme l’alimentation, l’habillement, l’éducation des enfants de cette dernière.

La femme, la moins classée dans le couple polygame connaît plus tous ces problèmes. J’entends très souvent : « mon mari ne donne plus la dépense quotidienne chez moi ».

Aujourd’hui, il est important pour la femme d’apprendre et d’entreprendre avant de se lancer dans le mariage. Là, j’invite la femme à s’Instruire, être Responsable et Autonome.

L’aspect sexuel

Je partage avec vous quelques témoignages :

« Mon mari ne m’a plus connue, je ne sais combien de temps ».  « Je ne sais pas si je suis toujours une femme ». « Son plaisir, c’est avec l’autre. Je suis devenue une statue, avec moi il n’est plus efficace, il a parfois des pannes sexuelles et me dit souvent qu’il est fatigué  »…

La violence physique

C’est la plus répandue car elle est la plus visible. Elle se manifeste par des gifles, par des coups de poings, des bousculades qui finissent très souvent par une bastonnade dont l’homme est souvent l’auteur.

L’aspect spirituel

En définitive, une véritable guerre se mène dans l’ombre pour le contrôle du mari aucune femme ne voulant avoir un mauvais classement.

Les forces occultes (envoûtement, sorcellerie) sont massivement sollicitées afin d’avoir un résultat rapide. Les résultats sont en général dévastateurs.

L’homme étant au centre, il est le fautif. Son plaisir de sexe devient ici un crime. Du reste, certaines épouses ont recours à des sortilèges afin de rendre impuissant le mari lors de ses nuits de noces chez la coépouse. Ce sort de l’impuissance est aussi appelé « Takk Xala » en langue wolof.

L’acceptation et l’omniprésence de tous ses aspects sans possibilité de partir, surtout dans la société africaine fait très clairement de la polygamie une autre forme de violence conjugale.

Les conséquences 

Les séquelles issues de la violence conjugale reste indélébiles. Voici quelques conséquences récurrentes :

  1. L’éducation des enfants est fragilisée, 

  2. Augmentation des charges du ménage,

  3. La paix précaire au sein du couple polygame. Elle vole en éclat après le décès du mari et plus avec un héritage à partager,

  4. Stresses et souffrances psychiques chez tous les acteurs de la polygamie (le polygame et ses épouses),

  5. Apparition des risques élevés de violences physique et psychologique chez les enfants.

Un proverbe béninois dit : Une jolie maison ne signifie pas qu’on y vit heureux.

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La polygamie une tare ou une nécessité de nos jours ?

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