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Les femmes face aux violences conjugales

Les violences conjugales sont un phénomène qui existe partout dans le monde et qui selon des études, touche une femme sur trois. En dépit de toutes les campagnes de sensibilisation, quel que soit le pays concerné, cette réalité est malheureusement encore bien présente.

C’est le cas de la France, pays des droits de « l’homme » qui ouvre en ce début septembre le « Grenelle » sur les violences conjugales. En effet, en cette année 2019, plus de 100 féminicides sont à déplorer en France. Et les violences conjugales concernent, bien entendu, le Sénégal dont les victimes sont difficiles à compter.

On fait le point sur cette question sociétale qui ne peut rester en l’état malgré les législations et les mesures prises par les pouvoirs publics pour endiguer ce fléau.

Que sont les violences conjugales ?

La violence conjugale n’est pas un conflit de couple dont l’issue est incertaine, mais un processus de domination sexiste. Elle s’exerce dans le cadre familial.

Ainsi, les violences conjugales peuvent correspondre à des violences psychologiques (harcèlement moral, insultes, menaces), physiques (coups et blessures), sexuelles (viol, attouchements : il peut y avoir viol même en cas de mariage ou de Pacs), ou économiques (privation de ressources financières et maintien dans la dépendance).

Les violences conjugales au Sénégal

« Les violences faites aux femmes connaissent une ampleur réelle au Sénégal », selon l’enquête récente d’un groupe de chercheurs de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Et c’est le résultat de plus de deux ans de travail.

Cette étude affirme que 55% des femmes affirme avoir subi des violences, des injures, des coups, des viols. Un chiffre qui est bien au-dessus de ceux que l’on possédait sur le sujet, selon Fatou Diop Sall, professeure de sociologie, coordinatrice du groupe d’études et de recherches genre et sociétés de l’université de Saint-Louis.

Autre constat majeur de cette étude, la difficulté à éradiquer ce fléau pour des raisons culturelles et sociales. En effet, la violence basée faite aux femmes est considérée comme privée, entre deux personnes, et cela fait que c’est une question qui est étouffée dans l’espace familial.

Ceci explique que très peu de cas sont donc déclarés et portés à la connaissance des autorités de police et de justice.

En élargissant la situation globale des femmes, on constate que dans la société sénégalaise les femmes sont aussi victimes de violences psychologiques : le chantage à la polygamie, le dénigrement, les pressions incessantes. Ceci sans parler de violences de toutes sortes sur les lieux de travail.

Les femmes face aux violences conjugales

Les femmes qui font face à ce genre de situation ont tendance à vouloir garder le silence, et c’est là où est le vrai danger. Elles peuvent ainsi vivre ce calvaire durant une longue période.

Une femme qui subit des violences physiques de la part de son partenaire, a parfois l’habitude de se dire qu’il finira un jour par changer. Lorsqu’elle prend enfin la décision de le quitter, elle se laisse souvent amadouer et ne le fait pas. Puis, les violences conjugales recommencent…

Les violences conjugales peuvent conduire au féminicides aussi bien en Afrique, en Europe, que dans les pays Arabes.

Violences conjugales et Islam

D’après la religion musulmane, l’homme musulman doit avant tout respecter et honorer sa femme, éviter de la rabaisser, de prononcer des injures ou des vulgarités. S’il est en colère contre elle, il doit s’en écarter durant un court moment.

A l’époque du prophète PSL, lorsque des femmes venaient se plaindre auprès de lui, au sujet de violence provenant de leurs maris, il leur répondit que ces derniers n’étaient pas de bons croyants. Il accorda aux femmes un droit qu’elles n’avaient pas : celui de pouvoir porter plainte pour violence.

Comment réagir face à la violence conjugale ?

A titre individuel

Face à des violences graves et répétées, il faut savoir « plier bagages », en retournant chez ses proches. Se confier à son entourage, ou à une association de femmes, est très important, car le meilleur moyen de se libérer de ses problèmes, c’est d’en parler. Puis, bien que la démarche soit difficile, il faut avoir le courage de porter plaine et d’ester en justice.

Au plan collectif

Il faudrait qu’un certain nombre d’initiatives soient prises

  • Organisation d’associations de soutien pour les femmes.
  • Soutien d’avocats spécialisés qui mettraient à disposition leurs compétences, si besoin bénévolement, pour cette cause.
  • Mise en place d’un numéro vert
  • Meilleure application des lois en vigueur
  • Améliorer de la Loi sur les violences conjugales
  • Lancement par l’État d’un plan national de lutte contre les violences conjugales.

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