0
https://bobelsblog.com/ Vivre entre deux cultures
LIFESTYLE

Vivre entre deux cultures

Beaucoup d’Africains quittent leur pays pour des raisons diverses. Elles sont en général soit économiques, soit pour faire des études, ou encore dans le cadre d’un regroupement familial. Pour ceux qui ont choisi la France, leurs arrivées en métropole vont être synonymes d’un certain choc culturel. Vivre entre deux cultures !

Alors même qu’ils viennent d’un pays francophone ! Puis, même après des années de vie en France, beaucoup se sentent entre deux cultures. Parfois tiraillés entre les modèles, les traditions, les valeurs des deux pays. Ce qui engendre souvent des incompréhensions avec leurs familles et leurs proches restés au pays.

Comment vivre entre deux cultures ? Les réponses ici !

La notion d’interculturel

Pour approcher la notion d’interculturel, on se réfère à Wikipédia qui nous dit :

« Le mot « interculturel » comprend « inter » et « culturel » qui signifient « entre » et « culture ». La sociologie, la psychologie, l’éducation, le marketing, ou encore la philosophie étudient les phénomènes résultant de la rencontre de plusieurs cultures, ou « relations interculturelles ».

On voit bien ici ce qui est souligné, l’interculturel introduit les notions de réciprocité dans les échanges. C’est donc une affaire de rencontres du fait qu’il n’existe pas une culture, mais des cultures.

Pour se sentir bien, à la fois psychologiquement et socialement, l’idéal est de construire son identité en utilisant des éléments de ses deux cultures. Cela peut alors représenter une richesse pour soi, dans son expérience de vie.

J’ai une double culture

​Lorsqu’on est l’héritier (ère) de deux cultures, il peut être difficile de se construire une identité. Ceci peut alors être source de malaise. Tel peut être le cas quand on est métis (se), que nos parents forment un « couple mixte » par exemple une mère sénégalaise et un père français. Cela arrive aussi lorsqu’on a des parents qui ont émigrés, ou que l’on a soi-même connu cette émigration.

Par exemple, lorsqu’on a grandi au Sénégal et que l’on vient vivre en France pour X raisons.

Venir habiter dans un nouveau pays est déstabilisant et nous oblige à changer une partie de nos repères, parfois, on se sent rejeté par les deux cultures, traité comme un étranger par chacune d’elle. On se sent perdu, on ne trouve pas sa place, ni dans une culture ni dans l’autre.

Il arrive qu’on ait l’impression que les gens nous jugent par rapport à nos origines sans chercher à nous connaître vraiment.

L’interculturalité des femmes de la diaspora sénégalaise en France

On entend souvent l’expression venant de gens du pays, celle-là, elle s’est « toubabisée » ou appelée « toubab bougnoul » ou bien « Bounty ». Ces expressions ont une connotation péjorative dont le sens plus ou moins voilé signifie que la personne a abandonné sa culture pour celles des « blancs ».

On pourrait même aller jusqu’à dire que c’est une sorte de reniement ou de trahison de ses origines, en l’occurrence africaine et sénégalaise.

En fait, il s’agit sans doute d’un comportement ou d’une pensée résultant de l’acculturation qui est à l’origine de cette remarque !

Il en va ainsi de nombreux sujets que la femme africaine qui en France ou au Sénégal lui pose problème. Elle est « toubab » au Sénégal et Sénégalaise en France. Bref, elle risque de n’être nulle part.

Lorsqu’elles se rencontrent, deux cultures peuvent alors se retrouver en conflit.

Chaque groupe a en effet la tendance naturelle à vouloir transmettre à l’autre toutes ses valeurs, idées, coutumes, alors qu’elles ne sont pas toutes compatibles entre elles.

Le groupe qui est différent « de nous » peut être ressenti comme une menace pour l’unité de son propre groupe. En fait, et c’est un autre sujet, il faut faire en sorte que l’interculturalité soit une richesse pour s’épanouir.

Nous verrons aussi, dans un prochain article, la question délicate de comment les enfants de la diaspora vivent entre deux cultures.

__________________

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

%d blogueurs aiment cette page :